Cheap land de Richard Petit

Exposition du 7 janvier au 25 février 2011

Le regard de Richard Petit révèle les signes de l’activité humaine dans le paysage. Pratiquant la monumentalité, il tente de confronter l’essence du Sacré et les résidus de la technique, qui marquent la Nature de leur empreinte.

Tribus de Lucia Herrero

Exposition du 08 au 30 septembre 2012

Avec Tribus, Lucia Herrero pratique ce qu’elle appelle une anthropologie fantastique. Pour photographier ces familles de la classe moyenne espagnole sur la plage, elle s’est fondée sur ce modèle de photo anthropologique où l’on voit la tribu se montrer avec générosité et orgueil, en costume traditionnel et auprès de ses biens précieux. Les mises en scène appliquées ici forcent à peine le trait, juste ce qu’il faut pour souligner les continuités et les ruptures à l’œuvre dans un monde occidental en crise d’identité et de repères.

Frontière belge, territoires entre deux de Claire Schneider

Exposition du 19 janvier au 17 mars 2012

En Belgique, une frontière invisible traverse le pays d’Ouest en Est et le divise du Nord au Sud. La frontière linguistique est l’une de ces particularités belges qui font tout le charme du pays, mais aussi ses batailles défrayant la chronique depuis plusieurs mois.

Pendant trois ans, j’ai parcouru cette frontière invisible à la recherche d’images. Mon itinéraire était tracé et mes étapes fixées autour d’une dizaine de villes situées sur cet axe. Délaissant les centres-villes, j’ai privilégié les zones périurbaines, réalisant plus d’une centaine de clichés.

Des champs de houblon aux stations d’essence, des zones commerciales aux zones pavillonnaires, mon intention est restée la même : me familiariser avec les lieux pour mieux les appréhender. C’est leur découverte, et les émotions qu’ils me procuraient, qui ont déterminé l’enregistrement de l’image.

Volontairement, j’ai enlevé tous personnages du champ photographique, privilégiant les espaces et la composition du cadrage. Mes images réalisées en couleur se voulaient au plus proche de la réalité.

Ces images permettent non seulement de faire un état des lieux, mais également de mettre en valeur la richesse culturelle de ce pays et de ses paysages en pleine mutation.

Claire Schneider

 Offrandes de Pascale Peyret

Exposition du 27 avril au 24 juin 2012

Ses photographies sont autant d’installations minutieuses qu’elle choisit de photographier au sténopé. L’image s’impose d’abord mentalement avant de s’inscrire sur la pellicule lors de longues poses ou le temps s’étire dans une nouvelle temporalité « paradoxale », quasi spatiale

 

Invitée en résidence en Norvège en été 2011 les évènements du 22 juillet avec le massacre de Utoya impactent son travail. Le rituel du sténopé se combine à celui de la mémoire et de l’offrande en hommage aux jeunes victimes, le cycle d’élaboration de chaque image devient aussi important que sa matérialisation : chaque photo est une cérémonie, un temps de pose méditatif alors que le pays endeuillé pose un geste, un mot, une fleur en hommage aux jeunes victimes.

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Interview radio de Pascale Peyret pour son exposition Offrandes
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La lisière est sourde de Maud Grübel

Exposition du 18 octobre au 1er décembre 2012

Je collectionne des images ...

A travers mes photographies, je tente des passerelles entre des récits documentaires et des processus inconscients. Mon travail artistique s’inscrit dans une réflexion sur notre intime mémoire et les relations temporelles // Eléments qui façonnent notre identitée réelle ou fictive.

Père allemand et mère française de Tunisie, le territoire de mon travail se situe entre L’Europe - en particulier l’Allemagne et la France, mes pays d’origine - et le Maghreb.

LA LISIERE EST SOURDE (2009 - 2011) retrace, recroise et retisse un fil autour de l’itinéraire qui me mène du Nord au Sud, de la France à l’Algérie.

Lieux insolites // paysages organiques // vues barrées.

Je tente d’ouvrir un espace sur une réalité bipolaire où, mémoires fantômes, présences // souvenances et oublis // s’entremêlent.

Je me déplace dans ces contre-espaces ...

Lisières mouvantes // j’observe les signes de ses déploiements et ses redéploiements // frontières extérieures visibles et barrières intérieures invisibles // lignes imaginaires et obstacles à surmonter. Que peut-il se trouver entre ? Je m’approche // je m’éloigne // J’enregistre ce que les lieux semble accepter de me dévoiler, tentée d’en extraire une compréhension de l’instant. // une sensation de déjà-vu // un moment fugace // je déclenche.

Rendre visible ce qui s’échappe. Décrire la vie à travers le vide et l’absence . La distance reste.

Maude Grübel

La Nouaye moins anonyme de Elie Jorand

Exposition du 12 septembre au 10 octobre 2013

La Nouaye est une commune rurale d’Ile et Vilaine en Bretagne. Ma compagne est originaire de ce petit village. En 1999, j’ai proposé à madame le maire de La Nouaye, Elisabeth Burel, pour le passage à l’an 2000 de photographier tous les foyers de la commune et de « financer » un tel projet avec l’argent du traditionnel et annuel feu d’artifice. L’idée était de photographier une France rurale au tournant du siècle. Une France qui habite à la campagne mais qui le plus souvent travaille en ville, à Rennes. Une France rurale avec peu d’agriculteurs. Une France rurale qui se métisse. Photographier une France dont on parle peu hormis dans les faits divers. Mettre des visages sur cette France.

Ce village me permettait la quasi-exhaustivité : 250 habitants à l’époque, 60 foyers environ. 56 ont accepté. Les 4 récalcitrants l’étaient pour la plupart pour des raisons politiques.

Sans doute étais-je et suis-je toujours sensible à toutes ces figures, car ce sont mes origines sociales même si je n’ai jamais vécu à La Nouaye.

Et puis, il y a un tel contraste entre Paris et La Nouaye, un tel contraste entre les artistes que je photographie pour les magazines et tous ces gens qui ne connaissent pas du tout l’univers dans lequel j’évolue.

Elie Jorand

Territoire de Kleio Obergfell

 Exposition du 4 au 26 avril 2015

Ce travail présente le portrait d’une communauté dite marginale vivant dans un Wagenplatz, un mode de vie qui se retrouve en Europe (Allemagne, France, Espagne…) et implanté en Suisse depuis ces vingt-cinq dernières années.

Cette communauté semi-urbaine, témoigne d’un choix de vie qui se situe à l’entre-deux d’un réseau social, culturel et spatial. Construite sur le mode d’un «vivre autrement», elle cherche à démontrer l’absurdité de la logique de surproduction et de l’accumulation de biens, en se nourrissant des surplus, en se logeant grâce au recyclage de matériaux ou d’objets récoltés, en créant à partir d’objets existants détournés de leur fonction d’origine, et en revenant à un mode de production local plus autonome. A cela vient s’ajouter une importante dimension créative avec l’appropriation du territoire par ses habitants. La construction d’objets, sculptures ou sortes de totems personnels projette sur le lieu l’énergie qui anime l’identité de chacun et marque l’espace collectif et individuel de leur empreinte particulière.

Après des études en anthropologie et science politique à l’Université Lyon2, Kleio Obergfell revient à Genève et entreprend des études de photographie et vidéo à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève.

 

Association Grain d'Image

Espace le Mur rouge

09 rue Joachim Colbert 34000 Montpellier

association.graindimage@gmail.com